Réforme du ferroviaire : TOUS LES COUPS SONT PERMIS ?

 

La Direction SNCF est aux abois.

Plutôt que de négocier sincèrement sur les revendications des cheminots pour éviter le conflit, elle préfère multiplier l’enfumage et les coups tordus pour tenter de casser la grève.

Elle reconnaît être incapable d’établir un plan de transport correct en dehors des périodes de grève annoncées par l’intersyndicale du fait de la désorganisation des services que ses restructurations ont provoquée ces dernières années.

Les cheminots avaient été habitués à la violence de la Direction SNCF lors des conflits : refus de négociation, huissiers sur les piquets de grève pour pousser les grévistes à la faute, prélèvement des jours de grève concentrés au maximum pour casser économiquement les agents et leur famille, etc…

Mais cette fois-ci, il semble que la Direction ne se fixe plus aucune limite :

 !  Lock out des bâtiments de direction pour imposer aux cadres d’aller remplacer les grévistes ;

 !  Appel à la main d’oeuvre étrangère des filiales pour venir travailler dans les sites français pendant la grève (des cheminots anglais de Leyton ont été sollicités pour travailler au Landy, en région parisienne) ;

 !  Directive aux établissements de considérer les préavis indépendants de 2 jours comme un seul préavis afin de procéder à des retenues supplémentaires au titre des repos.

Ces dérives sont le signe d’une très grande fébrilité face à un mouvement qui s’annonce extrêmement suivi.

La CGT mettra tout en oeuvre pour faire cesser ces coups tordus, mais, quoi qu’il arrive, la détermination des cheminots à obtenir gain de cause sur leurs revendications ne doit pas faiblir face à ces pratiques d’un autre siècle !

La CGT va donc également interpeller les pouvoirs publics sur leur soutien aux démarches scandaleuses d’une Direction qui a perdu tout sens de la mesure et des réalités.

Si le gouvernement cautionne ces pratiques, alors il prendra la responsabilité de la montée des tensions qui en résultera.

Nous pouvons constater que les cheminots ne sont pas les seuls à en être victimes : la semaine dernière, l’administration de la faculté de Montpellier a laissé des milices ultra-violentes pénétrer l’université pour tabasser les étudiants qui se réunissaient en Assemblée Générale ! Le doyen a été contraint à la démission grâce à la réaction collective des personnels et des étudiants.

La CGT appelle le Gouvernement à se ressaisir et, s’agissant de la SNCF, à ouvrir dans les plus brefs délais des négociations sur les 8 thèmes revendicatifs identifiés par l’intersyndicale pour l’avenir du service public ferroviaire.

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